20051227

Back

Dernier soir campagnard. Je n'ai pas le moral.
J'ai quitté mon amie C. en larme ce soir. C'était dur de se laisser comme ça. Mais ça m'a fait un bien fou de s'être vu. La dernière fois remonte à mon déménagement d'août 05.
J'ai envoyé un mail au Rital.
Heureusement que ce soir j'ai Gunji pour me branler tout en écoutant Brigitte.
J'ai aussi l'odeur de son tee-shirt. Ne manquent plus que les Nike. Lui dedans.
Et sa queue pour m'étouffer.

20051226

W & S

Les ripailles écoeurantes sont finies.
Dimanche midi, j'ai senti mon portable vibrer. J'étais prêt à ne pas le sortir de la poche de mon pantalon, me disant que ce n'était qu'un sms.
Pour m'en assurer, je regarde et là, mes mains tremblent. Je vois son prénom qui s'affiche sur le dessus du clapet du portable. Je n'en crois pas mes yeux.
Je ne voulais pas me manifester pendant son week-end en Italie.
Il me dit que c'est le petit coup de fil de Noël. Il me dit qu'il a eu l'autre avant. Je n'ai pas pensé à lui demander si c'était l'autre qui lui avait fait se souvenir de ne pas oublier de m'appeler. Humour.
Il me raconte qu'un de ses amis qui a un appart à Paris, nous laisse les clés pour qu'on ait plus de facilités pour se voir au calme, en dehors des bars, des restaurants, seulement quand l'autre dégage dans sa province. Je lui dit que c'est l'idéal pour le 31.
Bref.
Je lui dis plusieurs fois que je suis hyper touché de son appel.
Après avoir raccroché, j'ai été rejoindre la tablée, Heureux.
Ce soir, il doit déballer avec l'autre leurs trucs. J'apporterai le mien, miteux, quand on se verra.
Quand ?
Je ne sais pas.

Blurps

Définitivement, je hais ces fêtes de pseudo fin d'année...


SICK ! VOMIT ! SHIT ! WAR !!!

20051223

Feet In My Mouth

Ce matin, quand je lui ai rapporté sa chaussette dans ma bouche, ça l'a fait bander.

Je n'ai pas pensé, j'aurai pu les garder pour moi, pendant mes vacances.

Je vais redescendre dans mon sac de voyage son tee-shirt, pour avoir son odeur sur moi.

Normalement, ce soir, on doit se croiser sur irc, ou au téléphone.

Je suis submergé par l'émotion, j'ai envie de pleurer de joie.

C'est positif.

Il est mon bonheur.

Ca fait partie des choses que je n'arrive pas encore à lui dire en face.

Maintenant, il me reste une envie... Tout le monde le sais.

Bizarrement, ce matin, mon iPod s'est bloqué tout seul.

Mezmerizm

A 21:00, j'étais chez lui, nous étions certains que l'autre était bien au fin fond de l'est. Il m'a ouvert la porte, je l'ai regardé, j'ai baissé les yeux. Il portait les Nike que j'adore. Il m'a tondu la tête, on a grignoté, bu un verre de bière et fumé un pétard.
Je lui ai donné la lettre à lire, il l'a trouvé belle. Tant mieux ?
Nous sommes devenus des animaux, particulièrement excités. Mais des animaux doués d'une intelligence, d'une culture, d'une inventivité et d'une perversion inégalées. Il m'a sauté dessus à peine arrivé chez lui. Nous n'attendions que ça.
3 fois.
Il m'a dit qu'il me trouvait beau, ses mains autour de mon cou. Il a voulu m'épuiser. Il a réussi.
Avant d'aller au lit, il me demande si je me souviens de ma toute première jouissance. Je lui dit que non.
Il me dit alors que depuis que nous jouons ensemble, il retrouve, comme hier soir, les effets de sa première... Il disait aussi qu'il ne pensait jamais trouvé quelqu'un à qui faire du bien avec ses trips. On peut aller loin dans cette (re)découverte.
Ce matin, on a remis ça entre 2 cafés et une clope. Camel, Chesterfield. Je l'ai réveillé doucement, en lui souhaitant son anniversaire. Il avait l'air heureux. On a traîné. Je lui ai apporté la chaussette qui lui manquait au saut du lit, en la prenant dans ma bouche et on la posant devant sa main. On a remis ça.
Je l'ai entendu grogner, soupirer, me commander...
J'étais le plus heureux à ses pieds hier soir, ce matin...
Je lui dit que ça serait l'idéal de passer un 31/12 comme ça. Sans contraintes de temps, de travail. A jouer, fumer, se reposer, se relaxer. Et rire. Une complicité s'installe, j'ai l'impression. Ca évolue. Quand il ne fait pas le mort, tout se passe bien. J'espère qu'il le voit.
Il ne sait pas ce que fait l'autre pour le 31.
Il ne sait pas ce qu'il fait lui-même.
Moi je ne sais pas encore ce que je fais, mais je sais ce que j'en envie de faire.
J'ai l'impression d'exister entre ses mains. D'être vivant.
Je tiens à lui, il me rend heureux. J'espère lui rendre ce qu'il m'offre, j'espère qu'il est heureux avec moi.
Il est beau.

20051222

Too-Nite

------------------------------------- 20:30, si tout va bien...

20051221

Mail From P.

"Je suis content de lire de tes nouvelles [...]
Je ne sais jamais trop quoi en dire, tant ta vie est un parcours incroyable ...
Un jour [...], toute cette richesse se transformera...
On ne vit jamais rien sur terre qui ne soit sans effet plus tard ... Crois moi !!
Tu regardes TA vérité tellement en face... Qui au monde vit les choses avec une telle intensité ??
Ben j'ai une piste pour toi : Bukowsky ... "

Winterreise

Je voulais l'appeler hier soir, j'avais un coup de blues. Entre le stress de boucler une partie de la compta, passer les ultimes commandes, classer les suivis, les protocoles, les apports, les contrôles, le trop plein de pression s'est manifesté comme prévu. Je me connais de plus en plus.
Je sais qu'il a un boulot fou en ce moment, donc je savais que j'allais tomber sur le répondeur. Ca m'arrangeait, j'avais pas mal de choses à lui dire que je ne peux pas toujours faire quand il est en face de moi.
A la 2e sonnerie, j'ai entendu sa voix. J'ai été surpris. C'est rare quand il décroche. Du coup, j'ai oublié de suite tout ce que j'avais prévu de débiter sur le répondeur. Mais j'étais avant tout heureux de l'entendre. Je lui ai dit que je me tapais un coup de calcaire. Pour différentes raisons. Mais qu'entendre sa voix me faisait un bien fou.
Il m'annonce qu'en principe, on passe la nuit ensemble jeudi soir. L'autre se barre dans sa campagne ardenn(i)aise.
Je n'ose pas trop y croire, encore. L'autre est tellement imprévisible...
Aujourd'hui, ça fait 9 mois qu'on s'est rencontré dans le train quand je suis monté le voir le 21-03-05. Quel monde, quel monstre, quelle bulle allons-nous enfanter ?
Au téléphone, on se disait chacun qu'on se croyait déjà mercredi. Peut-être avons nous pressenti que jeudi soir serait à nous ? Qu'on était impatient ? Je divague.
C'est le plus beau garçon que j'ai jamais rencontré. Je l'ai su au moment de faire connaissance fin 02-05.
J'ai vraiment l'impression d'exister avec lui. J'ai l'impression d'être beau.

20051220

Wednesday

------------------------------------------ ?

Cy-B-Ria

Nuits agitées en ce moment. Je ne rêve que de lui. Le dernier, on s'entretuait, et c'est moi qui lui portait le coup fatal avec l'épée. Il avait le sac plastique noire, que j'ai gardé car ça sera toujours utile en temps voulu, de mon dernier achat de bières chez mon épicier sur la tête, sans possibilité de respirer. Il se tordait dans tous les sens, la main sur la queue. Dès qu'il a joui, j'ai enfoncé dans sa gorge la pointe de l'épée dont il s'est déjà servi sur moi.
Ces dernières nuits, j'ai ressorti de la boîte ou je collectionne tout de lui, le tee-shirt porté qu'il m'avait envoyé par la poste avant que je n'arrive sur Paris. Il y a toujours son odeur dessus. Je dors le nez dedans, et dans ces moments là, je ne rêve que d'une chose : être à ses côtés, et m'enivrer de son odeur, réelle, de sa chaleur, de ses mains.
En écrivant dans mon Moleskine hier, je me suis rendu compte que je pouvais peut-être mettre un mot sur ce que je j'ai ressenti vendredi soir quand je l'ai croisé avec l'autre. Cette morsure, c'est peut-être une pointe de jalousie. Il faisait le mort pour moi, alors qu'il fait ce que j'aimerai qu'on fasse quand on se voit.
J'ai continué à travailler sur une compo dans Reason que j'ai commencée la semaine dernière. Partir sur un concept-LP qui le, nous concernerait. Ma vision électronique de notre relation. J'ai déjà plusieurs ébauches. En ce moment, je bosse sur How We Play. C'est dark.
J'ai reçu par courrier mon dossier de demande de pré-financement pour mon iBook légèrement boosté par sa faute et accompagné d'un nouveau soft de zik, alors que la réponse par mail était un refus. Après m'être renseigné, on m'a dit que ma demande avait été retraitée et qu'il fallait que je retourne le dossier avec les justificatifs. C'est peut-être aussi pour ça que je suis aussi survolté depuis hier. Si ça passe, je serai heureux, même si je n'ai pas vraiment les moyens de m'offrir ce caprice.
Je n'ai toujours pas posté la lettre dans le 3e. Je préfère la lui donner en main propre. J'ai peur qu'elle soit mal interprétée.
J'espère qu'on pourra se voir avant vendredi. Je rêve de ses bras, de son goût, de son odeur. Je me branle le soir en jouant avec ses Turbulence noires et son tee-shirt. Je suis en manque. Mais je ne jouis qu'une fois sur deux.

20051219

SmS Refusé

Je n'aime pas quand je lui envoie un sms et que ça me dit REFUSE. Le 2e est passé apparemment, mais je lui ai laissé un message sur son répondeur pour lui dire qu'il avait reçu un mail avec mes horaires de fin de taff, la mise à jour des torchons, et un soir spécifique pour se voir, tout cela selon ses disponibilités.
J'espère le voir avant nos départ, c'est tout.
J'espère aussi que l'autre qui s'est imposé comme assistant réalisateur sur la captation dont il commence le montage aujourd'hui, ne sera pas sur son dos pendant cette période, car il m'a dit dimanche qu'il serait dispo le soir.

The Letter To R.

Hier après-midi, quand on s'est quitté après le grignotage au B. C., je suis rentré chez moi et je lui ai écrit une lettre. 6 pages. Une heure pour l'écrire.
Je l'ai faite lire à E. Je voulais savoir si ça ne faisait pas trop. Il m'a dit que je passais quelques messages. C'est le but.
Maintenant, je ne sais pas si je l'envoie dans le 3e ou si je la lui remets de la main à la main. On doit se voir un soir pour qu'il me rase la tête, qu'on se voit avant de s'éclipser pour la merdique fête de noël.
Il a mon emploi du temps de la semaine.
Sa boîte à surprises lui sera donnée à son retour d'Italie.

Triple R.

Morcellement de nos rencontres sur 3 jours.
Vendredi soir, c'est moi qui le convoque. Après avoir fait le tour des magasins pour lui trouver quelques surprises, et face toujours à son silence, je me suis posé à une brasserie au métro Oberkampf, espérant le voir passer, l'accrocher et lui en mettre une pleine tête. Pour une fois, il passe, mais avec l'autre. Je baisse un peu la tête, je suis en pleine ligne de mire. Je sors du café, et je stationne sur le trottoir d'en face de chez lui et je le vois arriver seul. Je traverse la rue en courant. Il me voit, me fait signe que l'autre n'est pas loin derrière. On se file rendez-vous après ma visite chez la psy. Il est malade, moi je tremble, j'ai mis en application ce dont nous avons discuté avec V.
Rendez-vous pris pour le lendemain13:30 devant l'opéra Bastille, je vais à la gare de lyon chercher ma copine R. et son mec. Je voulais que R. les rencontre. Il m'appelle en avance pour me dire que je peux le rejoindre au carreau du Temple où il déjeûne avec S. Tout c'est bien passé à la gare, j'étais enfin heureux qu'il rencontre une de mes amies proches.
Rendez-vous pris pour le lendemain 11:30 pour déjeûner ensemble et me tondre la tête. Il annule pour cause de fièvre. Il finit par me rejoindre au Bataclan Café où je me suis installé pour grignoter un morceau. Je me suis étalé dans la rue entre le café Déjazet le Bataclan Café. A force de ne plus avoir faim, je suis faible. On discute un peu, je lui prends la main et je lui dit que mon angoisse c'est qu'il me dise qu'il ne veuille plus qu'on se fréquente. J'en ai parlé aussi à la psy.
On s'embrasse 2 fois à l'angle de la rue Oberkampf, en surveillant les alentours.

20051216

I Don't Know

J'ai envoyé un mail. Je ne sais pas si il l'a lu. Je ne sais plus rien.
Je lui ai donné mon emploi du temps de cet apm, j'ai du temps de libre. J'ai demandé une tonte aussi. Je ne sais pas.
Ca ne faisait rire que moi quand j'ai rédigé le mail, mais j'ai quand même effacé une phrase. Je lui disais que c'était moi qui allait le convoquer. Je ne sais pas.
Je ne peux plus vivre dans l'angoisse. Je ne sais pas
Je me dis que si il reste silencieux comme ça pendant trois semaine, ça signifie quelque chose. Ca nous permettra peut-être de... Je ne sais pas.
Je me prépare au pire pour les 15 jours qui arrivent. Malgré tout, il y a de l'espoir. Peut-être que je me berce d'illusions. Je ne sais pas.
Ce soir, je vais voir la psy. Je lui dirai que ça ne va pas, et pourquoi ça ne va pas. Même si j'ai l'impression que je ne vais rien avoir à lui dire. Je ne sais pas.
En tout cas, cet apm, je vais lui faire quelques courses, quelques surprises. Ca, je sais.
Puis j'irai écluser les bars jusqu'à mon rdv de 19:30.

Moderato

Je rêvais cette nuit que je brûlais ma veste noire avec un pétard.
Cet après-midi, je vais lui acheter deux bricoles.
7 jours ce soir à 17h45 depuis notre entrevue d'1/4 heure, et que je n'ai plus de nouvelles.
Je culpabilise de plus en plus. Je tremble. J'ai envie de pleurer depuis ce matin.
Il me manque. Je ne comprends pas. Je me doute de sa disparition dont il avait parlé vendredi.
Qu'ai-je fait ?
Et surtout qu'a fait l'autre ?

20051214

Ocean View / Desert Song

Je me désertifie. Je n'écris plus qu'ici, je n'arrive pas à noircir le Moleskine. Je verbalise trop.
J'ai commencé à remplir mon agenda Moleskine 2006. Dans le répertoire d'adresses, c'est la sienne que j'ai écrite en 1er.
Il y a 7 jours, j'étais excité à l'idée de le retrouver pour notre petite soirée pour fêter mon anniversaire.
On s'était endormi comme on aime, je l'ai réveillé comme il l'aime le jeudi matin.
Puis il y a eu le drame de l'historique effacé.
Depuis, je n'ai plus de nouvelles. A chaque fois que je passe à République, mon rythme cardiaque augmente de façon sensible. Je regarde sur le quai de la rame, dans la rame, si jamais... On s'est déjà retrouvé à 2 reprises dans le même métro, le même wagon, lors de nos rencontres.
J'ai envie d'aller dans son quartier ou devant le TCE (jeudi peut-être, vu que je vais revenir tard sur Paris), faire le piquet en espérant le croiser. Le voir. Parler. Jouer avec ses doigts, si possible. L'embrasser au premier contact.
Je culpabilise, c'est de ma faute. Il n'aurait pas fallu que je lui montre la petite vidéo sur un site spécialisé qui présente une façon de complètement maîtriser la respiration, entre autre. Il n'aurait pas fallu qu'on vienne ici.
Depuis vendredi que je l'ai vu ne pas aller très bien, j'angoisse. C'est de ma faute. Il disait qu'il avait envie de partir de Paris quelques jours, pour disparaître. Que l'autre lui fasse la gueule l'a mis mal à l'aise. Je lui ai pourtant bien demandé chez Ruth si c'était en rapport avec moi. Il m'a répondu non. Pourtant, je n'arrive pas à m'ôter de la tête que c'est bel et bien à cause de moi.
Et que je risque de le payer.
Depuis vendredi, je n'ai eu qu'un sms sans appel. Je n'ai aucunes nouvelles. Je ne sais pas si il vient lire ici, cet espace que j'ai concédé d'ouvrir. Qui doit rester ultra secret.
Merci de ne JAMAIS me linker via ou vers l'autre torchon. La fouille doit s'intensifier, je (on ?) ne peux plus prendre de risques.
Ca me rend malade. Je m'inquiète, m'angoisse, me culpabilise. Je suis traversé de pulsions violentes. J'ai les mains bouffées par l'eczéma. Je suis un creuset d'émotions contradictoires. Son silence amplifie l'intensité parfois vertigineuse qui s'empare de moi.
J'ai décidé de ne plus donner de signe de vie pendant quelques jours. Sauf écrire ici, si il vient lire. Il avait trouvé l'idée d'intervenir ici en écrivant d'une autre couleur, afin de distinguer mes gerbes, mais apporter sa vision de nos jeux, nos déviances, nos perversions.
Samedi je me charge d'aller dans quelques boutiques pour son anniversaire.
Blesse-moi,
Retiens-toi,
Sans Toi,
Je n'peux pas...
Quand E. a entendu ce track dans ma boîte à musik, il s'est douté que je le lui avais gravé. Je lui ai confirmé.
Ce soir, je vois F. On se retrouve à La Fourmi. Je ne serai donc pas disponible comme je l'ai dit. Mais il peut me rejoindre, je vais y être pour 18:00 et F. n'arrive qu'à 19:00.
Malgré mes deux pieds sur terre, noyé dans ma merde dont je suis conscient, je continue de rêver.

Trashscapes

J'ai envie de me trasher la tête cette semaine. Samedi soir sera l'apothéose.
Je vais juste lui demander de me tondre, si possible.

20051213

Paradize Ov Sadness

15:05 je suis seul au bureau. Je ne me sens pas bien. Je continue de picoler.

Je ne suis qu'une boule de souffrances, de nerfs à vif, de perversions.

Et on ne m'utilise que pour ça. Il faut que je fasse avec.

Nevermore

Je ne peux plus supporter les connards ou connasses avec leurs poussettes, leurs caddies de courses, dans le métro ou dans le bus.
Je ne supporte plus ceux qui écrasent les pieds, bousculent, poussent sans dire pardon.
Je ne supporte plus ceux qui écrasent les mains sur les barres pour se maintenir dans le bus et dans le métro.
Ca me donne des boutons de tenir ces mêmes barres.
Je ne supporte plus les chiards qui se foutent dans mes jambes dans la rues. Le dernier a failli se ramasser mon mégot de Camel en pleine gueule. J'y pensais très fort.
Le marquer à vie.
Je ne supporte plus ce silence imposé, sans raison, qui me pèse, me rend malade, me fait culpabiliser, me faire peur de le perdre pour de bon.
A quoi bon lutter. Je ne fais pas le poids. Qui voudrait s'engager plus avec un mec au cerveau fragile, qui n'est pas drôle, qui n'est pas gamin, qui ne fait pas la bouffe le soir, qui ne plante pas d'herbe, qui se lève à 07:00 le matin et pas à 12:00, qui ne peut pas se payer un appareil photo à 3000 euros, qui ne reçoit aucunes réponses aux sollicitations ? Je le comprends tout à fait.
Je ne supporte pas l'idée que je vais finir l'année seul. Je ne me fais aucune illusion. Même si je me berce de rêve quant à le passer avec lui.
Je ne me supporte plus. Je n'en peux plus. Mais là, ça ne regarde que moi.
La dernière nuit que nous avons passé ensemble, il m'a dit que j'allais crever.
Je suis toujours là. Pas forcément pour longtemps. Les échéances que je me suis fixées arrivent à terme.
Depuis 11:30 ce matin, malgré le fait que je sois au bureau, je picole. La pente devient glissante.
De toute façon, qui ça va emmerder que je disparaisse ?
Qu'on évite de me servir la soupe infâme de la famille, des parents, des amis etc...
L'AUTRE sera content.
Lui, je ne sais pas.

20051212

Broken

Je flanche. J'ai été évacuer quelques larmes aux chiottes. J'ai senti que ça allait déborder. Je ne suis pas seul au bureau.
J'ai juste envie de sentir ses mains me caresser la tête, frôler ma gueule.
Sentir sa chaleur contre moi.
Savoir ce qu'il se passe, ou se dépasse, ou trépasse.

Kolder

Je n'ai pas de réponse, je pense que je vais rentrer directement ce soir et me réfugier dans le bunker où je vis. Plus particulièrement dans la piaule/camping dans un bordel qui ne m'appartient pas.
Fumer. Boire. Pleurer. Trembler. Jeûner.
Prendre mes médocs. Essayer de me branler. Essayer de jouir. Jouer avec ses Turbulence noires.
Ecrire dans le Moleskine ?

Requiem For Me

J'ai appelé, je suis tombé sur son répondeur. J'ai laissé un message de 02:30 min.
Je lui ai dit que j'angoissais, d'une part à cause de la baisse de prise de médicaments, d'autre part face au silence. Je culpabilise depuis l'affaire de l'historique.
Les tremblements s'intensifient. La panique et le stress aussi.
J'ai dit que j'étais disponible à partir de 17h00 aujourd'hui, mardi et mercredi, plus tard jeudi, et vendredi à partir de 16h00. J'ai dit aussi que j'aurai besoin d'une tonte.
Je fume comme un pompier. J'ai froid malgré le chauffage au bureau. J'ai à moitié le cerveau brumeux, incapable de se concentrer complètement, perdu dans un maelström de pensées, certaines cohérentes, d'autres vraiment abominables. Je ne peux pas dire à quoi je pense. Ma cervelle est un creuset en ébullition. Je suis speed tout en étant dans un état de lenteur gesticulatoire impressionnant.
J'hésite à appeler V. ou aller aux urgences. Tout dépend de sa réponse, de sa manifestation.
J'ai envie de le voir, le regarder, lui dire qu'il est beau. J'ai envie de sentir sa peau, jouer avec ses doigts, le voir arriver et regarder ce qu'il a aux pieds. Il paraît que peut-être le champs sera libre une nuit. J'aimerai qu'il me propose de l'y rejoindre. C'est ce qu'il m'a dit la semaine dernière.
J'ai envie d'être avec lui, tout simplement.

You Don't Even Know How I Feel On Sunday

15 minutes, c'est la première fois que l'on se voit comme ça depuis qu'on se fréquente. Ma présence est annulée au théâtre le soir.
Il n'avait pas l'air bien vendredi, stress, et une sombre histoire d'effacement de l'historique de son navigateur.
Rendez-vous pris pour déjeûner dimanche midi... Je suis un peu en avance, je me pose dans un café vers République, notre lieu de rencontre habituel. J'ai eu du mal a obtenir une réponse à son retard par sms "Je crois qu'on ne vas pas pouvoir se voir" ou "Je ne pense pas qu'on puisse se voir". C'est tout. Aucune explication supplémentaire. J'avais du mal à maîtriser les tremblements qui m'assaillaient mais quand j'ai vu son prénom s'afficher sur l'annonce de l'arrivée du sms, les tremblements se sont intensifiés. Vu le retard de la réponse sur le rendez-vous, j'en ai déduit qu'on ne se verrait pas. Je m'y étais préparé de toute façon. J'étais quand même déçu.
J'ai laissé un message vocal sur son répondeur de mobile, disant que j'avais envie de le voir, que je ne savais pas si il avait du boulot ou si c'était à cause de l'autre. J'ai rajoué qu'il aurait quand même pu me prévenir avant, que je ne me déplace pas pour rien. La nuit avait été difficile et il faisait froid.
Je suis donc rentré dans le bunker, j'ai fumé un joint et bu une bière. Je me suis endormi de 14h à 17h30.
La note rigolote tout de même, c'est que depuis jeudi matin, je n'ai pas eu l'occasion de lui demander si la jolie ceinture en strass qu'il avait dans sa chambre était à lui, s'il comptait s'en servir pour m'étouffer avec ou me promener comme un clébard de luxe dans la rue.
Malgré tout, j'ai peur de payer les pots cassés de l'affaire historique, je suis inquiet, je n'aime pas le savoir comme ça. J'ai réussi à le faire sourire un peu avant qu'on se quitte dans le métro. Je ne sais pas si j'aurai réussi à lui faire du bien l'espace de 15 minutes.
Maintenant, j'espère qu'il ne va pas y avoir...

20051209

Traum

J'ai rêvé qu'il me démembrait, m'écartait la mâchoire jusqu'à la déboîter. On baignait dans mon sang, et l'excitation qui se décuplait...
Rêve récurrent...

20051208

Blood, Breath & Plastik (Pandora's Box III)

Hier soir, après l'apéro chez Ruth et un excellent dîner à L'Estaminet, nous nous sommes retrouvés chez lui.
Pétard, Buzet 98... On s'est jeté dessus.
La frontière de l'asphyxie s'est rapprochée, à notre plus grand bonheur.
J'ai saigné du nez, ça nous a pas empêché de continuer, d'intensifier. Une nouvelle limite de repoussée...
Après son dernier coup de fil, c'est moi qui lui ai retiré ses Nike, l'une après l'autre, qui lui ai caressé et léché les chaussettes...
Il m'a déshabillé, et pris mon contrôle, je l'ai laissé faire... Il m'annonçait avant d'aller dîner qu'il avait des idées perverses...
Je n'ai jamais vécu une telle relation aussi intense. Je ne suis jamais allé aussi loin. Mais avec lui, j'ai envie de tout dépasser. Il a l'air partant.
Pourquoi me fait-il autant d'effet ? Pourquoi dès qu'il me touche, je rentre dans un état d'excitation extrème ? Pourquoi dès que je sens sa peau, que je le lèche, je le suce, je le touche, je me colle à lui, je le regarde, tous mes sens sont en éveil, sont en appel ?
Mon cerveau délivre une dose de soumission de plus en plus marquée, désirée, voulue. Il excite des zones de mon cerveau encore inconnue de moi jusqu'à présent.
Sommes-nous nos révélateurs réciproques de ce qui couvait en chacun de nous ?
Je porte autour du cou, les marques de la nuit.

20051206

He's Coming

Je lui ai donné mes identifiants pour intervenir ici.

La seule issue pour être en devenir.

Qui Sauve Une Ame De L'Alliance, Sauve La Création

Je suis tout simplement survolté à l'idée de demain.

Destroy Him My Robots

Hier soir, un coup de fil, deux propositions. Du culturel, de l'intime, les jeux sont sous-entendus. Du coup, j'en salive d'avance.
J'en ai revé cette nuit.
Attaché, essouflé, aveuglé, scotché, découpé, marqué, et plus si affinités...
J'espere ne pas avoir le droit a la question "Tu aimes ce qu'on fait ?".
Je, nous sommes un vaste champs d'exploration du corps et du cerveau, en perpétuel quete d'avancée dans les limites des lignes de flottaison.

20051205

Hand To Phone

Il s'est manifesté 2 fois samedi. C'était tres important pour moi. Mais il devait se manifester dimanche. Et il n'y a rien eu. J'ai pourtant fait comprendre que j'avais le cafard, que quitter mes amis avait été dur. Que j'avais envie de le voir. De lui donner ce que j'avais cherché aux 4 coins de Lyon.
Tant pis.

20051202

Let's Come

Cette nuit, au réveil, j'ai joui sans me toucher.
J'ai revé qu'il venait avec les memes Tn que moi, ou ses grises...
J'étais tellement excité hier soir quand on s'est vu. Dommage que n'ayons pas eu un peu plus de temps et que nous n'étions pas seul dans l'appart sinon...

20051201

The Battle

Il m'a rasé les cheveux.
On s'est foutu dans ma piaule, on a maté mes nouvelles Tn. Total black.
Je l'ai cherché. J'ai commencé à l'embrasser. Passer ma langue dans son cou, dans l'oreille, lui mordiller la machoire, le cou, la glotte. Je bandais. J'avais prévu de ne pas prendre mes anxios pour pouvoir jouir.
Notre entrevue a été un moment de quiétude, d'appaisement. Il a cherché la trace de la pointe du couteau de lundi soir. Je lui ai dit que la marque de la corde avait disparu.
On a discuté.
Je n'arrive pas a mettre un mot sur ce que je sens. Je n'arrive pas a retranscrire l'émotion. Une bulle courte, certe, mais une bulle. Un moment de plénitude et de sérénité, comme a chaque fois.
Il ne sait peut-etre pas a quel point il me fait du bien. Je n'ose pas lui dire non plus.
Je préfere dire que je lui saute direct dessus si il se pointe avec ce genre de Tn...
8 mois.
Je le lui ai fait remarquer. Il a rajouté, 8 mois a contourner les obstacles. J'avais envie de lui dire que ça reste une preuve qu'on en veut. Qu'il y a une raison.
Raison, quel mot étrange. Un mot que j'utilise rarement. Et comme a chaque fois, je m'interroge sur le sens. Je le prononce a voix haute, je décortique le son etc...

Water Dream

Je me suis réveillé d'un reve ou mon lit était pourri a cause de l'eau. Il y en avait partout.
J'étais trempé de sueur.