20060131

Vomit

Parfois, j'ai l'impression de mal m'exprimer, de mal réagir face à toi.
Pour ça je m'en veux, je me culpabilise, je me flagelle mentalement, les pénitences les plus dures restent des passions simples (cette référence devrait te parler de 2 ouvrages que tu as lus) par rapport à ce que j'endure.

3*25 Min & 2 Beers

Rencard devant H. Je suis en avance, je vais me mettre au chaud. Au moment de sortir, je te vois au loin, prêt à m'appeler, je suppose. Tu me vois.
Je vois tes nouvelles Shox, les mêmes que les miennes.
T'es hyper sex avec ça, tu me dis qu'on jouera avec.
Nous sommes restés 3*25 min chez Ruth, à discuter.
Tu me dis que tu as envie de... Que samedi tu t'étais réservé pour dimanche... Que tu allais essayer de libérer une nuit avant la semaine prochaine où l'autre !?%+!?? s'en va quelques jours.
A 20:04, tu m'envois un sms :
1) Il est là ce soir, 2) je ne peux pas ni jeudi ni vendredi. Quand est-ce que finiront les mauvaises nouvelles ? R.
Ce à quoi je réponds :
De toi ou peut-être de moi, donc on ne se voit pas de la semaine ?
Plus de réponse.
Vers 22:50 je t'envoie un Je pense à toi.
Plus de réponse.

20060130

RdV

Ce soir vers 18:15 à République.

Berlin Am Meer

Demain, au mieux, je réserve les billets d'avion pour Berlin cet été. Au pire demain.
Au pire, on ne partira pas.
Il y a 15 jours, nous étions dans le train pour quitter Turin.
Je ne sais pas quand je vais te voir, quand on va pouvoir dîner ensemble, dormir ensemble. Quand on va pouvoir avoir un peu de temps pour nous.
Je ne préfère même pas y penser, tant les échéances semblent lointaines.

Cancelled

Samedi soir, tu me demandes si tu peux m'appeler à 00:28. Je te dis oui.
Il était établi que nous nous verrions le dimanche...
Je n'ose pas te dire ce qui m'est arrivé entre le moment où tu m'as envoyé le sms et ma réponse. Je pensais t'en parler dimanche.
Dimanche 13:35, tu sms ce que tu appelles une catastrophe, "on" t'a bloqué tout l'après-midi. Je te réponds "tant pis pour moi" et un peu plus tard je te dis que je ne mets pas un pied dehors de la journée car je me suis fait molester et délester samedi soir en rentrant de chez E.
Tu devais essayer de me rappeler en fin de journée. J'ai attendu en vain.
Plus le soir est tombé, plus la nuit s'est avancée, et moins j'ai réussi à dormir malgré les médocs. J'étais trop angoissé.
Ma nuit s'est résumée entre 05:30 et 07:15 que je me lève. Un amalgame d'images se sont entrechoquées :
toi qui me disait je t'aime sur le balcon du Best Western à Turin,
l'apparition du boulet à la gorge duquel j'ai sauté car il me provoquait,
les 4 mecs de samedi soir,
un de mes collègue de travail arrivait disant qu'il avait eu un accident
etc...

20060128

Nitemare

Au petit matin, je rêvais que je me promenais en combi lycra dans les rues, que je croisais V. et R. de Lyon. Je leur hurlais de me foutre la paix.
Je ne portais que le bas de la combi, j'étais torse nu. Je me suis perdu dans un vaste hall (que je retrouverai dans un autre cauchemar quelques jours plus tard), et je me suis vu l'instant d'après assis dans mon lit, pissant dans la même combi.
J'ai ouvert un oeil, il était 11:54 du matin, ma journée était bousillée.
Il faut peut-être que j'arrête de dormir toutes les nuits dans cette combi, mais je m'y sens bien, et c'est le seul moyen de jouir quand je ne suis pas avec toi.

20060127

What About W-E ?

Qu'en est-il de ce week-end ?
Une bonne nouvelle ? Il passe une fin de semaine ardenn(i)aise ?
Tu pourras me tondre la tête ?
On pourra jouer ?
La relecture des 120 journées de Sodome m'émoustille toujours, me chatouille le cortex pervers qui enveloppe ma cervelle...
M.U.M

HB 10 / One Year - 2 Months

Je n'ai pas oublié, je n'ai juste pas eu le temps de poster.
Mercredi, quand on a réussi à se retrouver pour boire un verre, tu n'en as parlé le 1er.
Bientôt 1 an que l'on se fréquente.
Faire un état des lieux et non un bilan.
Tu me parlais déjà de cette année en sortant du spectacle de Carlotta Ikeda. Tu as dis qu'il faudra festoyer pour ça.
Le 3*7/03*1/03*2 sera le jour de notre premier contact physique programmé dans le train qui m'emmenait te rencontrer sur Paris, gare d'Austerlitz. Tu es monté dans le wagon, j'ai flashé. Un an déjà.

20060126

Il Progetto R.(ospetto)

J'avance assez bien en ce moment dans mes bidouillages électroniques dans Reason.
Le morceau principal, How We Play prend forme, ne me restent que les arrangements et la post-prod.
Je ne sais pas encore si ça sera un Ep ou un Lp. Pour le moment je n'ai que 4 ou 5 ébauches convaincantes.

To Be Seen

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------------------------------------ D
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C'est un cadeau magnifique que tu m'as fait hier.

20060125

Your Body Is My Body

Hier soir, tu m'as appelé, suite à ma proposition de se voir aujourd'hui.
On a discuté, ça m'a fait du bien de t'entendre.
Je t'ai dit que tu me manquais, c'est réciproque.
Mes mains sont trop abîmées.
Cette nuit, j'ai rêvé que je me les coupais.
J'ai aussi rêvé des tiennes.
Un jour, je vais te les couper. Elles seront pour moi.
Un jour, je vais te couper les pieds. Ils seront pour moi.
Un jour, je vais te couper la bite. Elle sera pour moi.
Un jour, je vais te couper la tête. Elle sera pour moi.
Un jour...

20060124

Diving In The Chemistry

Hier soir, prise du 1er comprimé de Depakote 250 mg. Au bout d'une heure, après une bière et un joint, je me suis senti très mal, avec une forte envie de gerber.
Ce matin, 2e prise. A 11:42, j'ai la gerbe, mes mains tremblent. Je ne me sens pas très bien.
Hier soir, je n'ai pas dormi au bunker. J'ai été dormir chez C. Ce soir aussi. Peut-être demain.
A moins que l'on puisse se croiser demain en fin de journée. J'ai envie de te voir. J'ai envie de dormir avec toi. J'ai envie d'être entre tes mains, tes cuisses, à ou sous tes pieds. Te sentir, te lécher partout, etc...
Je n'ai pas de tes nouvelles, tu n'as pas répondu à mon mail intitulé "Surprise ?" pour demain soir. Je vais commencer à stresser.

20060123

Me & My Anticon

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20060120

Zarathoustra Variations

faitdhiver1
Il me tarde d'être ce soir pour que tu me rejoignes voir cette oeuvre :


Zarathoustra Variations
Carlotta Ikeda
Chorégraphie : Carlotta Ikeda et Ko Murobushi
Musique originale : Osamu Goto
Danseuses : Carlotta Ikeda, Olia Lydaki, Nadine Milzner, Valérie Pujol, Yumino Seki, Peï-JenTsai, Esther Wrobel

Au début des années 80, sous le chapiteau du Carré Silvia Monfort, Carlotta Ikeda et Ko Murobushi créaient "Zarathoustra". Cette œuvre a marqué les esprits par l'énergie et la violence qu'elle dégageait : la danse contemporaine occidentale découvrait là un autre langage chorégraphique : le Buto. Ils recréent aujourd’hui et font évoluer ce spectacle-phare de leur carrière. Autour des thèmes nietzschéens de la libération du corps, du triomphe de la joie et du plaisir, de l’amour et de la mort, six danseuses d'origines différentes interprètent ces variations.

« Vous devez être des bannis de tous les pays de vos pères et de vos ancêtres ! C'est le pays de vos enfants que vous devez aimer : que cet amour soit votre nouvelle noblesse, - ce pays encore à découvrir! C'est lui que j'ordonne de chercher. C'est ainsi que vous devez sauver tout le passé ! » Ces mots extraits de Zarathoustra sont parfaitement applicables au danseur Buto, éternel apatride d’une danse universelle, née après Hiroshima. « Le danseur de Buto est condamné à être un voyageur sans nationalité. Il a décidé de danser dans plusieurs cultures sans se fixer dans un endroit » (Carlotta Ikeda). Entre la parole de Zarathoustra et l’identité du Buto, un lien évident a donné ce spectacle habité et unique.

faitdhiver2

Citation

"Celui qui n'est pas prêt à mourir pour écrire ne devrait même pas écrire."
Hemingway

20060119

Tee-Shirt

Je portais ton tee-shirt blanc sous ma chemise noire, pour me réconforter, te sentir contre moi dans un instant difficile.
Puis, tu m'as appelé.
Merci E. aussi pour ton soutien.

20060118

Turn Deaf

La nuit a été difficile. Hier soir avant d'aller chez E., j'ai regardé mon répertoire de portable pour savoir qui j'allais appeler. La tentation de te joindre a été grande, mais je n'ai pas voulu te déranger. Je n'ai pas voulu être un poids, vu les événements depuis notre retour de Turin. J'ai pleuré lundi, en te laissant devant l'entrée du métro à République. Tu n'étais pas la cause de mes larmes.
Cette nuit, malgré l'insomnie, j'ai rêvé de toi, de tes bras, l'espace de quelques minutes.
J'espère à vendredi pour Zarathoustra Varations. Même si je rêve de te voir avant, même si je ne me suis pas permis de te demander d'être là avec moi aujourd'hui. Je n'ai pas osé, tu es occupé, et il y a mieux à faire que d'assister à une crémation.
M.

20060117

Ricette

Cannoli Siciliani

Ingredienti :(per le scorze)1 Kg farina 100 gr. zucchero 100 gr. strutto 15 gr. cacao in polvere 1 bicchiere di caffè molto lento 1 bicchiere di Marsala secco
10 gr sale(per la crema) 1 kg. ricotta 600 gr zucchero 1 gr. vaniglia 150 gr. zuccata a quadretti 150 gr. scorzette di arancia candida 100 gr. cioccolato a granelli
Preparazione:"Preparare la pasta con gli ingredienti indicati, avendo cura di lasciarla ben liscia e consistente. Coprirla con telo umido, per non farla asciugare, lasciarla riposare per due ore. Tirare la pasta fine, come per le tagliatelle e ricavare tanti dischi di 15 cm di diametro. Avvolgere cisacun disco sulle apposite canne ( o bastoncini di 4 cm. di diametro) incollando la giuntura con un pò di uovo e farina impastati. Friggere in olio bollente.Preparare la crema passando la ricotta a setaccio, aggiungendo lo zucchero, la vaniglia, il cioccolato, la zuccata. Riempire le bucce con questa crema, porre all'estremità una striscetta di arancia candida, spolverare con zucchero a velo."
cannoli1

13/01 To 16/01 in Torino

Porta Susa. Best Western. Via Bertholet. Mosquée. Tramway. Bus. Soleil. Froid. Canelli Siciliani. Corde. Scotch. Lit. Joints. Cafés. Eclats de rire. Câlins. Paroxysme sexuel. Jeux. Complicité. Bonheur. Téléphone. Distributeurs automatiques de clopes. Proposition de drogue. Murs gris. Hôpital. Ourobouros. Cartes. Triples jouissances. Réveils comme tu aimes. Soumission. Sieste. Barbaresco madérisé. Cérés. Becks. Tarte à la ricotta. Train. Promenades. Eglises fermées. Travaux olympiques. Olives farcies et panées. Pieds. Mains. Bave. Lycra. Collier. Etouffement. Fougue. Discutions. Sérénité. Et caetera...
Bulle.
Marques sur mon cou.
Tu me dis que je suis un bel animal, que tu vas me marquer d'un R. pour montrer que je suis à toi.
Dormir, jouer, sortir, manger, rentrer, jouer, dormir.
Il rospetto.

23 Words

J'ai vécu presque 3 jours entiers magnifiques avec toi à Turin.
Pendant 3 jours, j'ai vraiment oublié que j'étais malade.

Kiosque TGV

tgv

Italy (I)

apéro

20060112

Listing J-1

Chaussettes. Slips. Tee-shirts. Jeans. Gilet. Vestes. Nike. Chemise.
Combinaisons lycra. Collier. Masque à gaz. Corde. Scotch. Appareil photo.
Hier en fin d'après-midi, je suis venu boire un verre vers ton boulot. 01:30 de bonheur. Tu as dit des choses sur nous que je n'ai pas envie de retranscrire.
Je veux que ce soit toi qui intervienne ici pour les coucher sur ce torchon.
Je vais légèrement mieux, pourtant, dans cette phase de rechute de cervelle. Je sais que ce soir il va falloir analyser ça avec V.
Je suis impatient d'être à demain 13:25 à la gare de Turin.

20060111

For Fetischizm...

sweat


--------------------------------------- ANTICON

sweat2

I Lie To Me

Hier, j'ai essayé de te joindre, presque sans succès, ça n'allait pas.
Sans raison apparente.
Tu m'as rappelé au moment où je passais à la caisse de chez FP avec mon 1 1/2 litre de bière et un gros pot de poivre noir...
Ca m'a fait du bien de t'entendre. Ca m'a calmé. D'avoir E. aussi m'a soulagé.
Je me suis décalqué la tête. Envie, besoin, nécessité, illusion temporaire.
Réveil à 03:30 de la nuit. Normal, j'ai oublié ma dose. Je gobe mes cachets, finis la bière entamée et le joint à moitié fumé.
Le réveil sonne à 07:00. Comme depuis le début de la semaine, je n'ai pas envie de me lever. Je me cale sous la couette, commence à sombrer pour me réveiller en sursaut à 07:20.
Pas grave.
Juste que depuis lundi, j'ai l'impression que les gens recommencent à me regarder avec insistance dans la rue et le métro. J'ai envie de leur sauter à la gueule. Ca bouscule, ça marche sur les pieds, ça ne s'excuse pas.
Ca m'énerve.
Je vais tous les buter un jour. Je vais leur dégueuler ma haine dessus.
Parfois, quand je rentre à pieds de la GDN, je passe devant un armurier. C'est automatique, je contemple la vitrine. S'ils soldent...

20060110

J -3

Vendredi, je t'aurai rejoint.

J'ai hâte de te voir, ici ou ailleurs.

Le plus tôt possible.

Me coller à toi, sentir ta chaleur sur ma carcasse frigorifiée.

Erase

Ce soir, la séance Ab-Normal Beauty est compromise. Apparemment, il va être difficile de se voir avant que je ne vienne te rejoindre vendredi.
Ce n'est pas grave.
Même si j'ai très envie de te voir.

20060109

Week-End

Dimanche, le rendez-vous a été repoussé. Il n'est arrivé qu'à 17h. Petits jeux, gros câlins, c'est lui le premier qui a abordé le sujet de l'Italie. Il se demande comment ça va se passer, si il va y avoir saturation. Il répond que non. Je ne relève pas. Je lui dit qu'on a déjà passé quelques longs week-ends comme ça, du 21 au 24/03/05, en Mai aussi...
Je n'ai rien rajouté d'autre. Moi aussi, je me demande comment ça va se passer. Je suis confiant. Je suis pressé, impatient.
Peu avant de partir du bunker, il me demande quelles Nike je veux qu'il emmène... Je lui parle des Airmax grises que j'adore et de sa nouvelle paire de Van's.
Penser à la corde, le scotch sera sur place, je lui demande de prendre aussi ses chaussettes de rugby rouge que je lui ai acheté en même temps que la corde chez Go Sport.
Je ne sais pas si je vais voir beaucoup de choses de sa ville natale.
Dimanche après-midi, je suis resté la plupart du temps asses parterre entre ses jambes. Il me dit qu'il a envie de rester comme ça, toute une journée. Moi aussi...
Quand on a joué samedi, on a joui. Deux heures après, j'étais toujours excité, je me suis rebranlé. J'ai rejoui.
Depuis que je suis sous Séropram, je retrouve une activité sexuelle perverse et insatiable comme jamais.
Je (nous) suis (sommes) impatient(s) d'être à Turin.

20060108

The Sms I Haven't Sent

"R., tu m'as bien excité ce soir, va falloir que je sorte tes Turbulence. C'était court ta visite mais trop agréable. Bonne soirée et à mardi j'espère. M."
Je me suis trompé de destinataire dans mon répertoire, je n'arrive pas à le changer, donc tu ne le recevras jamais, tu le liras ici.

Demain on devrait, si tout va bien, pouvoir se regarder enfin Ab-Normal Beauty.

Late At Nite

Hier, vers 12:00 j'envoie un sms disant que j'avais une envie de sieste crapleuse.
13:27, pas de réponse, je m'allume un joint et je mate le dvd d'O Fantasma. Très vite, je bande.
Tu m'appelles. Je décline l'invitation. Et je rappelle 5 minutes plus tard, défoncé, la queue raide est prête à jouir, que je te rejoins.
Après le café, tu me demande si on va square Vitruve. Je n'attendais que ça. On y va, on se jette l'un sur l'autre.
Que vais-je voir la semaine prochaine ?
Tes mains de près ? Ta queue dans ma bouche ? Tes mains qui serrent mon cou ? Tes Van's à lécher ?
Je dis oui.
Jamais je ne pourrai m'en passer.

20060106

DevianZ

ab_1_b

I Wear My Hood At Nite

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-
-
------------------------------------ N

20060105

What About... How We Do

Hier soir, on a réussi à se caler... Un verre... Une possibilité de passer la nuit ensemble...
21:55, tu me préviens qu'il se casse dans une heure...
Je rentre du bar où j'étais, je cours, prends ma douche, me change et repart avec ta boîte à surprises sous le bras...
23:20, j'appelle de la rue de Malte pour être sûr que la voie est libre...
A peine arrivé, tu (on) me (se) saute(s) dessus. Depuis quelques temps, c'est plus fort que nous.
Nous sommes excités, intenables, indécollables...
On trouve le temps de se fumer un joint... Tu me dis que déjà sans, tu es chaud, alors avec un joint d'herbe...
Direction ta chambre. Tu me dis que tu vas bien t'occuper de moi...
Je me retrouve à poil, sous la couette, tu t'allonges sur moi. J'oublie de te dire que ça m'excite, puis tu me passes la corde autour du cou, m'attache les mains dans le dos... Si je laisse mes bras tomber un peu, je m'étrangle... Tu me scotche la bouche.
Tes mains sur moi, autour de mon cou, et je me retrouve le nez bouché (merci Quiès), scotché, les yeux bandés, toujours attaché, à genoux devant toi. Tu m'étouffes avec la corde, entre tes cuisses, avec tes pieds... Je n'ai jamais autant mouillé.
C'était si intense que nous avons joui rapidement, avant de remettre ça.
Comment fais-tu ? Tu me réponds, c'est toi... Et on s'endort.
Ce matin, beaucoup de mal à se lever, je te réveille doucement en te léchant, te mordillant...
Café clope, je suis en retard.
Tu me dis que tu aimerais rester comme ça toute la journée. Moi aussi, je suis bien, assis entre tes jambes, ton pied sur ma queue, tes mains sur moi, dans tes bras.
Tu es torse nu, en jeans et chaussettes blanche. Tu es superbe, excitant. Ton odeur m'excite... Je n'arrive pas à me décoller de toi.
Il neige. On aurait pu la regarder tomber par la fenêtre, devant la cheminée...
Cette nuit, j'ai rêvé que ma brûlure au majeur droit à cause d'un morceau de feuille de pétard tombé dessus chez E., écoulait un flot de pus sans fin...

20060104

Dreamail

Hier soir, je suis parti chaud comme la braise de chez E. Je n'ai pas réouvert Gunji, comme prévu, j'ai fumé et je me suis laissé emporté, le nez dans ses Turbulence noires. J'ai joui.
J'ai rêvé de lui aussi.
14h19, un mail :
"M,
J'ai tes billets de train devant moi. Je suis allé les chercher à Saint-Lazare ce matin. Du coup, avec les voyages et l'hôtel sympa que je nous ai trouvé, ça va être comme de vraies vacances.
[...]
On se voit demain, fin d'après-midi ?
R."

20060103

20060102 - 18:47 - 18:58

R. m'appelle hier à 18:47 pour me demander si ça ne me gène pas de partir à 08:04 le vendredi 13/01. J'ai dit pas du tout.

De R.
A 'K'
Sujet: T.
Date: 02/01/2006 18h58

Et voici tes trajets :

Départ : PARIS GARE DE LYON : 08h04 13/01/2006
Arrivée : TORINO PORTA SUSA 13h25
TGV 09241
- Place(s) assise(s) garantie(s)

Départ : TORINO PORTA SUSA : 10h40 16/01/2006
Arrivée : PARIS GARE DE LYON 16h11
TGV 09242
- Place(s) assise(s) garantie(s)

20060102

Beast

Hier midi, la tension était palpable. Tout y est passé. J'y suis peut-être allé un peu fort aussi, mais il fallait que je dégueule mes tripes. La dernière fois que nous nous sommes pris la tête comme ça, c'était lors de la convocation post pris sur le fait un dimanche par son x%*!?!.
J'ai ouvert ma bouche, j'ai dit une partie de ce que j'avais sur le coeur. Ce que je n'aimais pas, ce que je ne comprenais pas. A l'écouter, tout aurait été de ma faute. J'ai très vite rectifié le tir.
En se laissant devant le café Dejazet, on s'embrasse.
Je m'installe pour continuer de boire, pour écrire dans le Moleskine noir. Je lui envoie un sms, lui disant que de toute façon c'est moi qui paie les pots cassés de ce que j'ai dit.
Il fait demi-tour, il revient dans le café.
Je suis dans un état de stress assez important, mes mains tremblent, je sens les muscles de mon visage se mettre aussi à trembler. Il pose sa main sur la mienne.
J'ai pris un X, et j'ai décidé de lui lire les passages du Moleskine qui lui est interdit de lecture. En cours, il m'embrasse. Il me dit qu'il s'attendait à pire que ça quand je parle de lui. Même les passages où j'écris clairement que j'envisage de le quitter. Même ceux où je dis que je vais très mal, que j'envisage de me déglinguer la gueule.
Les dates sont fixées pour l'Italie. Mes jours posés.
Du 13 au 16/01 nous serons ailleurs.

20060101

06

Je rentre de l'hôtel F1 où j'ai passé la nuit, seul comme je m'y attendais sans pour autant avoir réussi à encaisser comme j'avais essayé de m'y préparer.
Il m'a annoncé par téléphone, hier matin, que la soirée du 31 était compromise. On s'est donc donné rendez-vous chez Ruth. On a passé une partie de la journée ensemble.
Il a proposé de fixer les dates pour l'Italie, du 13 au 16.
J'ai pleuré chez Ruth.
Le 29/12/05, il m'étouffait, ses pieds sur ma gueule, après que je lui ai donné sa boîte à surprises.
Le 30/12/05, nous n'arrêtions pas de nous toucher sous la table dans un café, nous parlions de nos jeux, des paliers passés, de l'intensité. Il y avait une forte complicité. Nous pensions rendre les gens jaloux car ce que nous vivons est très fort, rare donc exceptionnel. Nous parlions aussi un peu de nous, quelques projections. Nous avons parlé de l'autre. Que parfois il avait pitié de lui quand il l'imagine à 40 ans, le constat de sa vie de flicage. Il doit se pourrir la vie encore plus que moi, mais j'en n'ai rien à foutre. C'est sa merde à l'autre.
Le 31/12/05, il m'enfonçait le couteau dans les tripes, m'annonçant qu'on ne se verrait pas le soir. Nous avons déjeûné rue Montorgueil, dans un petit restau que je connaissais.
Je me suis acheté deux toiles, de la peinture, des pinceaux, de la colle. Hier soir, je n'ai pas pu travailler, je n'étais pas dans le bunker.
A 00:10, tu m'envoies un texto me disant : "Qu'elle soit bonne, meilleure que la précédente." J'ai commencé 05 dans une position similaire à celle d'hier. J'ai trouvé du taff, je t'ai rencontré. Je me dis que 06 sera peut-être aussi chanceuse et évolutive.
J'essaie d'y croire.