06
Je rentre de l'hôtel F1 où j'ai passé la nuit, seul comme je m'y attendais sans pour autant avoir réussi à encaisser comme j'avais essayé de m'y préparer.
Il m'a annoncé par téléphone, hier matin, que la soirée du 31 était compromise. On s'est donc donné rendez-vous chez Ruth. On a passé une partie de la journée ensemble.
Il a proposé de fixer les dates pour l'Italie, du 13 au 16.
J'ai pleuré chez Ruth.
Le 29/12/05, il m'étouffait, ses pieds sur ma gueule, après que je lui ai donné sa boîte à surprises.
Le 30/12/05, nous n'arrêtions pas de nous toucher sous la table dans un café, nous parlions de nos jeux, des paliers passés, de l'intensité. Il y avait une forte complicité. Nous pensions rendre les gens jaloux car ce que nous vivons est très fort, rare donc exceptionnel. Nous parlions aussi un peu de nous, quelques projections. Nous avons parlé de l'autre. Que parfois il avait pitié de lui quand il l'imagine à 40 ans, le constat de sa vie de flicage. Il doit se pourrir la vie encore plus que moi, mais j'en n'ai rien à foutre. C'est sa merde à l'autre.
Le 31/12/05, il m'enfonçait le couteau dans les tripes, m'annonçant qu'on ne se verrait pas le soir. Nous avons déjeûné rue Montorgueil, dans un petit restau que je connaissais.
Je me suis acheté deux toiles, de la peinture, des pinceaux, de la colle. Hier soir, je n'ai pas pu travailler, je n'étais pas dans le bunker.
A 00:10, tu m'envoies un texto me disant : "Qu'elle soit bonne, meilleure que la précédente." J'ai commencé 05 dans une position similaire à celle d'hier. J'ai trouvé du taff, je t'ai rencontré. Je me dis que 06 sera peut-être aussi chanceuse et évolutive.
J'essaie d'y croire.

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