20051214

Ocean View / Desert Song

Je me désertifie. Je n'écris plus qu'ici, je n'arrive pas à noircir le Moleskine. Je verbalise trop.
J'ai commencé à remplir mon agenda Moleskine 2006. Dans le répertoire d'adresses, c'est la sienne que j'ai écrite en 1er.
Il y a 7 jours, j'étais excité à l'idée de le retrouver pour notre petite soirée pour fêter mon anniversaire.
On s'était endormi comme on aime, je l'ai réveillé comme il l'aime le jeudi matin.
Puis il y a eu le drame de l'historique effacé.
Depuis, je n'ai plus de nouvelles. A chaque fois que je passe à République, mon rythme cardiaque augmente de façon sensible. Je regarde sur le quai de la rame, dans la rame, si jamais... On s'est déjà retrouvé à 2 reprises dans le même métro, le même wagon, lors de nos rencontres.
J'ai envie d'aller dans son quartier ou devant le TCE (jeudi peut-être, vu que je vais revenir tard sur Paris), faire le piquet en espérant le croiser. Le voir. Parler. Jouer avec ses doigts, si possible. L'embrasser au premier contact.
Je culpabilise, c'est de ma faute. Il n'aurait pas fallu que je lui montre la petite vidéo sur un site spécialisé qui présente une façon de complètement maîtriser la respiration, entre autre. Il n'aurait pas fallu qu'on vienne ici.
Depuis vendredi que je l'ai vu ne pas aller très bien, j'angoisse. C'est de ma faute. Il disait qu'il avait envie de partir de Paris quelques jours, pour disparaître. Que l'autre lui fasse la gueule l'a mis mal à l'aise. Je lui ai pourtant bien demandé chez Ruth si c'était en rapport avec moi. Il m'a répondu non. Pourtant, je n'arrive pas à m'ôter de la tête que c'est bel et bien à cause de moi.
Et que je risque de le payer.
Depuis vendredi, je n'ai eu qu'un sms sans appel. Je n'ai aucunes nouvelles. Je ne sais pas si il vient lire ici, cet espace que j'ai concédé d'ouvrir. Qui doit rester ultra secret.
Merci de ne JAMAIS me linker via ou vers l'autre torchon. La fouille doit s'intensifier, je (on ?) ne peux plus prendre de risques.
Ca me rend malade. Je m'inquiète, m'angoisse, me culpabilise. Je suis traversé de pulsions violentes. J'ai les mains bouffées par l'eczéma. Je suis un creuset d'émotions contradictoires. Son silence amplifie l'intensité parfois vertigineuse qui s'empare de moi.
J'ai décidé de ne plus donner de signe de vie pendant quelques jours. Sauf écrire ici, si il vient lire. Il avait trouvé l'idée d'intervenir ici en écrivant d'une autre couleur, afin de distinguer mes gerbes, mais apporter sa vision de nos jeux, nos déviances, nos perversions.
Samedi je me charge d'aller dans quelques boutiques pour son anniversaire.
Blesse-moi,
Retiens-toi,
Sans Toi,
Je n'peux pas...
Quand E. a entendu ce track dans ma boîte à musik, il s'est douté que je le lui avais gravé. Je lui ai confirmé.
Ce soir, je vois F. On se retrouve à La Fourmi. Je ne serai donc pas disponible comme je l'ai dit. Mais il peut me rejoindre, je vais y être pour 18:00 et F. n'arrive qu'à 19:00.
Malgré mes deux pieds sur terre, noyé dans ma merde dont je suis conscient, je continue de rêver.