20051212

Requiem For Me

J'ai appelé, je suis tombé sur son répondeur. J'ai laissé un message de 02:30 min.
Je lui ai dit que j'angoissais, d'une part à cause de la baisse de prise de médicaments, d'autre part face au silence. Je culpabilise depuis l'affaire de l'historique.
Les tremblements s'intensifient. La panique et le stress aussi.
J'ai dit que j'étais disponible à partir de 17h00 aujourd'hui, mardi et mercredi, plus tard jeudi, et vendredi à partir de 16h00. J'ai dit aussi que j'aurai besoin d'une tonte.
Je fume comme un pompier. J'ai froid malgré le chauffage au bureau. J'ai à moitié le cerveau brumeux, incapable de se concentrer complètement, perdu dans un maelström de pensées, certaines cohérentes, d'autres vraiment abominables. Je ne peux pas dire à quoi je pense. Ma cervelle est un creuset en ébullition. Je suis speed tout en étant dans un état de lenteur gesticulatoire impressionnant.
J'hésite à appeler V. ou aller aux urgences. Tout dépend de sa réponse, de sa manifestation.
J'ai envie de le voir, le regarder, lui dire qu'il est beau. J'ai envie de sentir sa peau, jouer avec ses doigts, le voir arriver et regarder ce qu'il a aux pieds. Il paraît que peut-être le champs sera libre une nuit. J'aimerai qu'il me propose de l'y rejoindre. C'est ce qu'il m'a dit la semaine dernière.
J'ai envie d'être avec lui, tout simplement.