Nevermore
Je ne peux plus supporter les connards ou connasses avec leurs poussettes, leurs caddies de courses, dans le métro ou dans le bus.
Je ne supporte plus ceux qui écrasent les pieds, bousculent, poussent sans dire pardon.
Je ne supporte plus ceux qui écrasent les mains sur les barres pour se maintenir dans le bus et dans le métro.
Ca me donne des boutons de tenir ces mêmes barres.
Je ne supporte plus les chiards qui se foutent dans mes jambes dans la rues. Le dernier a failli se ramasser mon mégot de Camel en pleine gueule. J'y pensais très fort.
Le marquer à vie.
Je ne supporte plus ce silence imposé, sans raison, qui me pèse, me rend malade, me fait culpabiliser, me faire peur de le perdre pour de bon.
A quoi bon lutter. Je ne fais pas le poids. Qui voudrait s'engager plus avec un mec au cerveau fragile, qui n'est pas drôle, qui n'est pas gamin, qui ne fait pas la bouffe le soir, qui ne plante pas d'herbe, qui se lève à 07:00 le matin et pas à 12:00, qui ne peut pas se payer un appareil photo à 3000 euros, qui ne reçoit aucunes réponses aux sollicitations ? Je le comprends tout à fait.
Je ne supporte pas l'idée que je vais finir l'année seul. Je ne me fais aucune illusion. Même si je me berce de rêve quant à le passer avec lui.
Je ne me supporte plus. Je n'en peux plus. Mais là, ça ne regarde que moi.
La dernière nuit que nous avons passé ensemble, il m'a dit que j'allais crever.
Je suis toujours là. Pas forcément pour longtemps. Les échéances que je me suis fixées arrivent à terme.
Depuis 11:30 ce matin, malgré le fait que je sois au bureau, je picole. La pente devient glissante.
De toute façon, qui ça va emmerder que je disparaisse ?
Qu'on évite de me servir la soupe infâme de la famille, des parents, des amis etc...
L'AUTRE sera content.
Lui, je ne sais pas.

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