20080120

Darkness (VIII)

Tout devient palpable, tel le Grand Oeuvre.

En sortant du métro, à 01:53, c'était plus fort que moi. Il fallait que je goûte à cette solitude urbaine, nuancée de noirceur personnelle et d'une montée irrésistible de larmes. J'avais la boîte à musique sur les oreilles. Fenstermusik. Je me suis arrêté pour regarder le chaos en mouvement autour, en moi. Double sentiment antagoniste, partage entre sérénité et déchirement de tripes.

Et toutes ces questions : pourquoi, pourquoi et pourquoi ?

P O U R Q U O I ?

La mémoire synthétique de ma messagerie électronique me rappelait l'ancienneté du dernier message écrit. Six (6) jours. Déjà. La mémoire scripturale de mon agenda me rappelle qu'il y a déjà bientôt quinze (15) jours. Et ces questions qui me taraudent, tapies dans l'ombre, justes bonnes à sauter à la gorge de mes derniers neurones.

J'ai des pulsions de violence, des envies de meurtre. 

Je dérive.