20060216

Fuse (I Go Insane)

J'ai posté brut hier après-midi. Plus la journée avançait, plus je l'ai réduit à une peau de chagrin.
Je me suis trouvé injuste envers toi. Le post était plein de reproches, seulement justifiés par ton silence depuis dimanche.
En ce moment, je suis une boule de nerfs, je suis à vif, angoissé, je suis fatigué.
Je pense que ça doit venir de la baisse de mes comprimés pour ma maladie mentale. Je ne dors plus, mes brefs instants de sommeils sont peuplés de rêves encore plus délirants que pendant le pic de prise de médicaments.
Tu étais la cible idéale, il n'y a qu'à toi que je puisse m'en prendre, vu que je n'éprouve des sentiments que pour toi. Il n'y a qu'envers toi que je peux faire des reproches, des constats.
Je ne comprends pas trop ce qu'il m'arrive en ce moment.
Je sais que je ne vais pas très bien. Il y a plusieurs facteurs :
mes conditions de vie quotidiennes en cohabitation, toujours pas de nouvelles de la consolidation de mon embauche, ton absence, le fait que je me drogue moins.
Mon cerveau a besoin de réapprendre à fonctionner seul, sans modificateurs chimiques.
Je suis conscient de tout cela.
J'essaie de ne pas trop me, te, nous pourrir la vie avec tout ça.
La psy me pensait prêt. Je le pensais aussi. Je ne le suis pas. Je m'en rends bien compte, et pas trop tard, vu que j'ai commencé à criser dès le lendemain de la dernière consultation chez elle, jeudi dernier, avant que nous passions la 1ère de nos 3 nuits volées pendant l'absence de l'autre. Le vendredi, je pleurais déjà à cause d'une réflexion de travers de la part de mon cohabitant.
Ce que j'écris là, dans mon Moleskine noir, j'hésite à le publier ici, te le poster rue C. ou te le faire lire.
Je ne sais pas. Peut-être que tu ne seras jamais au courant de toutes ces horreurs.
Je ne me cherche pas d'excuses. Je ne sais déjà plus la teneur en acidité de la 1ère publication du post incriminé.
Comme me dit E. (qui vient de me rejoindre au Arts et Métiers et à qui je viens de faire lire le carnet), il ne faut pas que tu sois mon défouloir. Je le sais. J'en ai conscience.
Je sens que je rechute, j'ai envie de chialer.
J'ai envie de t'entendre, à défaut de te voir.
Pendant que je retranscrit ici mon carnet, je suis tellement stressé que je sens les gouttes de transpiration me couler le long des bras.
FIN.